Hier, les dirigeants de Peugeot Sport, accompagnés de six des pilotes qui ont participé aux 24 Heures du Mans 2008, se sont déplacés à Clermont-Ferrand pour rendre visite à Michelin, et découvrir ainsi comment sont fabriqués les pneus de compétition sur lesquels ils roulent sur les circuits du monde entier.
Après un passage par « l’école du pneu Michelin », où leur furent enseignés les rudiments théoriques liés à la conception des pneumatiques, ils se sont tous essayés à la fabrication et ont posé quelques bandes de gomme. Ils ont ensuite découvert le fonctionnement de l’atelier compétition et rencontré les employés qui travaillent pour eux toute l’année, afin de fournir à l’ensemble des pilotes des produits de la plus grande qualité possible. Chacun sortit de cette visite en ayant été impressionné par le haut niveau de précision lié à la production des pneus de compétition.
« Jusque-là, on faisait face à un produit fini, et je n’imaginais pas toute la complexité et le savoir-faire cachés derrière les pneus pour arriver à en faire des produits au « top » qui soient les meilleurs. Là, on prend toute la mesure du travail de fond qui est fourni par Michelin pour adapter les pneus à chaque véhicule. C’est très spectaculaire », souligne Michel Barge, le directeur de Peugeot Sport.
« C’est un véritable atelier de haute couture », a commenté Serge Saulnier, le team manager de l’écurie Peugeot Sport. « Nous avons découvert des choses extrêmement intéressantes. La plus grande surprise, c’est le côté artisanal de la fabrication du pneu. Le savoir-faire des ouvriers Michelin est incroyable, ils ont énormément de compétence, et je pensais que tout ceci était plus automatisé. En découvrant l’importance que représente le compromis de l’assemblage des différentes couches du pneumatique, je perçois mieux la nécessité pour les techniciens Michelin de recueillir le maximum d’informations auprès des pilotes ou de nos techniciens sur le comportement du véhicule - ou encore le ressenti. C’était très instructif et cela ne peut que contribuer à l’amélioration de nos futures relations de travail. »
« C’est fascinant de voir toute la complexité de la fabrication d’un pneu. Même si on en a une petite idée, le fait de voir comment cela fonctionne est vraiment intéressant. Voir la réaction des pilotes était plutôt sympa, parce qu’ils ne se doutent pas du travail qui se cache derrière un pneu. C’est très pédagogique : suivre les différentes étapes de conception est extrêmement intéressant. Je pense qu’il faudra renouveler cette opération avec nos futurs pilotes », remarque Bruno Famin, directeur technique de Peugeot Sport.
« C’est très impressionnant de voir cette fabrication. C’est même peut-être un problème pour moi : désormais, je n’oserai plus traiter les pneus de manière aussi brutale qu’avant ! Je vais respecter davantage le travail des gens. Mais c’est rassurant de voir le sérieux avec lequel cela se passe », admet Alexander Wurz, qui a disputé les 24 Heures du Mans 2008 au volant d’une Peugeot 908 Hdi FAP.
Marc Gené, qui participait pour la première fois à ce type de visite, n’en croyait pas ses yeux : « Je voulais découvrir la fabrication des pneus depuis très longtemps, déjà quand j’ai commencé à rouler en Formule Un avec Michelin, et franchement c’est carrément magique ! J’ai réalisé encore plus toute la complexité des pneumatiques, de la conception à la fabrication, et je comprends mieux pourquoi les techniciens Michelin nous demandent autant d’informations en retour quand nous faisons des essais pour eux. »
« Je ne savais vraiment à quoi ressemblait une usine de fabrication de pneus avant de venir. J’ai vraiment été ravi de découvrir toute la chaîne de fabrication des pneus de compétition, du début à la fin. On parle souvent de cet objet rond et noir comme d’un « matériel » et on en oublie le côté humain. Aujourd’hui j’ai découvert des hommes méticuleux et passionnés, et je me rends encore plus compte que ces hommes et femmes sont tout aussi attentionnés que nous pouvons l’être au volant à 300 km/h. C’est très rassurant car j’ai roulé des milliers de pneus Michelin et je n’ai jamais eu de problème alors forcément aujourd’hui je suis admiratif. Surtout je pense que j’ai une vie facile derrière mon volant et que je fais surement plus d’erreurs qu’eux ! » a déclaré Franck Montagny, très humble face au travail que fournit le personnel Michelin.
« J’étais loin de penser que c’était aussi manuel de fabriquer un pneu » précise Stéphane Sarrazin, très surpris de ce qu’il venait de découvrir. « Je m’attendais à quelque chose de très automatisé, et au contraire il y a énormément d’hommes et de femmes qui œuvrent sur toutes les étapes, et c’est super pointu ! Toutes ces personnes travaillent comme nous, au millimètre près, et ils sont tous très minutieux. C’est top, et je pense que je ferai plus attention aux pneus maintenant ! »
Nicolas Minassian qui s’est vraiment pris au jeu de la fabrication du pneu, lors de son passage à l’école, part avec un sentiment d’avoir appris quelque chose : « Cette journée m’a apporté une meilleure compréhension du pneu, c’est certain. J’aurai plus de respect pour le pneu car c’est souvent l’élément que l’on abime le plus. Je suis vraiment impressionné par la précision des employés. Ils passent toutes les étapes très proprement, méticuleusement, sans précipitation et j’aime les voir travailler, c’est très impressionnant. On ressent un vrai sentiment de perfection. »
Quant à Pedro Lamy, la visite de la fabrication des pneus l’a encore plus rassuré : « Je suis ravi d’avoir eu l’occasion de venir, ici, dans une des usines Michelin. J’ai été vraiment impressionné de voir travailler toutes ces personnes aussi précisément. Normalement, cela ne me rassure pas de savoir que certaines choses sont faites à la main, et aujourd’hui c’est le contraire. Je me sens encore plus conforté d’avoir rencontré des personnes qui fabriquent des pneumatiques en étant aussi concentrées et précises. »
« Nous sommes ravis d’avoir pu accueillir toute l’équipe Peugeot Sport à Clermont Ferrand. Le plus grand témoignage de la qualité de la collaboration que nous entretenons avec eux a été de surprendre avec émotion les employés Michelin applaudir l’équipe Peugeot Sport à la sortie de la visite de l’usine. Ces derniers ont déclaré que c’était plutôt à eux d’applaudir l’ensemble des ouvriers Michelin pour le travail qu’ils fournissent toute l’année, et ils se sont exécutés. » a précisé Frédéric Henry-Biabaud, Directeur Michelin Compétition.
D’après un communiqué Michelin Compétition