Le double champion du monde Sébastien Loeb a écrasé la première étape de ce 49e Rallye de France - Tour de Corse. Le pilote Citroën-Michelin compte déjà plus de 40 secondes d’avance sur son équipier François Duval (Citroën-Michelin) et près d’une minute sur le Finlandais Toni Gardemeister (Ford-Michelin). Les Subaru de Petter Solberg et Stéphane Sarrazin suivent aux 4e et 5e places.
Bien qu’enroulées d’une écharpe de brume, les montagnes corses n’ont pas essuyé d’averses, aujourd’hui. Au petit matin, les deux longues spéciales au programme de cette première étape étaient à plus de 95% sèches, seules subsistaient quelques plaques d’humidité en sous-bois.
Les pilotes Michelin ont donc tous choisi le pneumatique type N à gomme medium pour partir à l’assaut de Ampaza-Col St Eustache (32,89 km) et de Aullène-Arbellara (27,78 km), deux spéciales à parcourir deux fois en cette première journée.
Avec un temps de 21min05s, Sébastien Loeb améliora le record de Ampaza-Col St Eustache de quelques secondes (record établi par Duval en 2004) dès le premier passage. « C’est une spéciale très difficile qui demande une bonne gestion des pneumatiques. », racontait Loeb à l’arrivée, « c’est pour cela que j’ai baissé de rythme en milieu de spéciale afin d’économiser mes pneus. De plus, mon choix de gomme était un peu trop « tendre ». Pour la seconde boucle, j’ai choisi des gommes plus dures et tout était parfait ».
Quatre meilleur temps en quatre spéciales. Sébastien Loeb a totalement dominé la première étape de ce Tour de Corse, une épreuve qui manque encore à son palmarès. Son équipier François Duval pilota un peu sur la défensive lors de la boucle matinale, ayant du mal à « sentir » les réactions de sa Citroën Xsara WRC-Michelin sur les parties bosselées. Le Belge concéda un retard de 29 secondes à l’issue des deux premiers secteurs chronométrés. Mais après modification des réglages, François revint à la deuxième place du classement général provisoire, pour finir l’étape n°1 à une quarantaine de secondes de Loeb.
On attendait un Finlandais sur la troisième marche du podium provisoire, Marcus Grönholm (Peugeot) ou Toni Gardemeister (Ford-Michelin). C’est le pilote Ford qui occupait cette position avant d’en être brièvement dépossédé par son compatriote à l’issue de l’ES3. Mais dans la dernière spéciale du jour, Grönholm fut victime d’un problème de boîte de vitesses au point stop et ne put rallier le parc d’Ajaccio. Avec Nicolas Bernardi (Peugeot) lui aussi victime de problèmes de transmission, en 14e position, l’équipe Citroën-Michelin semble bien partie pour décrocher un 3e titre Constructeurs d’affilée.
C’est donc Gardemeister qui boucla la première étape à la troisième place, après avoir réalisé trois 3e meilleurs temps. Son équipier Roman Kresta, qui découvre le tracé, figure à la 7e place du général, derrière un autre pilote Ford-Michelin, Dani Sola (6e et 1er privé) et devant le premier pilote Skoda-Michelin Alexandre Bengué (8e).
Tir groupé des deux pilotes nominés par Subaru, Petter Solberg et Stéphane Sarrazin, qui terminent la première journée aux 4e et 5e places. Malgré une attaque maximum, le vainqueur de l’édition 2003 Solberg n’a pu donner la réplique aux trois pilotes Michelin figurant sur le podium provisoire. Quant à Sarrazin, il fut retardé par un tête-à-queue après un kilomètre parcouru dans ce rallye. L’Australien Chris Atkinson (Subaru) dut abandonner au départ de l’ES2 (embrayage).
Demain, cap au nord d’Ajaccio pour deux autres spéciales qui seront au menu de la deuxième étape : Vico-Col de Sarzoggio (36,24 km) et Ucciani-Bastelica (26,20 km). Deux spéciales encore très difficiles et des prévisions météo toujours incertaines...
D’après un communiqué Michelin Compétition.