News et infos des sports mécaniques, F1, WRC, ERC, MotoGP, SBK... depuis 1998
Vous êtes ici : Accueil -> Formule 1 -> F1 - Peux t’on éviter un championnat à deux vitesses ?



F1 - Peux t’on éviter un championnat à deux vitesses ?

D 29 août 2018     H 06:57     A AFP     C 0 messages




agrandir

La Formule 1 vit depuis cinq saisons sous le joug de Mercedes, Ferrari et Red Bull, une domination sans partage qui fragilise l’ensemble de son écosystème mais semble partie pour durer, en dépit des efforts des nouveaux propriétaires.

Depuis le succès du Finlandais Kimi Räikkönen sur Lotus au GP d’Australie 2013, les trois « Top Teams », comme on les désigne, se sont partagés toutes les victoires, soit 110 courses sans qu’aucune autre écurie ne décroche la timbale.

Et depuis deux ans, parmi les sept autres équipes, seuls Williams et Force India ont placé un pilote sur le podium, à chaque fois au GP d’Azerbaïdjan.

Le groupe américain Liberty Media, qui a acquis la discipline début 2017 pour huit milliards de dollars, a dans ses cartons le projet d’attribuer des points non plus aux 10 premiers mais aux 15 pilotes les mieux classés, voire à l’ensemble du plateau.

Jusqu’en 2009 seuls les huit premiers à l’arrivée marquaient des points.

« Cela ne peut pas être plus à deux vitesses qu’aujourd’hui avec trois "Top Teams" qui mettent plus d’une seconde au tour au quatrième », explique à l’AFP Fred Vasseur, le patron de Sauber.

Cette différence de puissance est maintenant bien ancrée chez les pilotes.

Le Danois Kevin Magnussen (Haas) expliquait ainsi récemment qu’il considérait disputer un championnat de Classe B, entre équipes de milieu de tableau.

Au niveau de leur communication, celles-ci s’affrontent ouvertement pour déterminer qui est « the Best of the Rest », le meilleur du reste.

L’idée d’instaurer un championnat B des « petites » écuries avait été évoquée en 2014, par Bernie Ecclestone, ex-grand argentier de la F1.

Le plein de nouveautés avec Warm-UpF1

- Limitation des coûts -

Il serait donc malhonnête de regretter un prétendu âge d’or : les règnes écrasants de McLaren à la fin des années 1980 ou de Ferrari quinze ans plus tard ont par le passé siphonné une partie de l’intérêt.

« Il y a toujours eu des écuries dominantes, mais on a le sentiment que rien ne va évoluer, et c’est un problème pour attirer de nouveaux fans », juge le Français Romain Grosjean (Haas).

« L’écart actuel de résultats n’est pas lié en premier lieu à la performance », souligne Fred Vasseur. « Au niveau du chrono, les plus petites équipes sont moins loin de la tête qu’il y a 20 ans, sauf que le niveau de fiabilité général était beaucoup moins bon à l’époque et qu’il y avait aussi plus d’accrochages, ce qui leur offrait des opportunités. »

Les négociations sur une redistribution plus équitable des revenus à partir de 2021 patinent car personne ne veut renoncer aux primes spéciales, héritées de l’ère Ecclestone.

Aucun nouveau motoriste n’est attendu en raison d’une technologie hybride extrêmement complexe et Liberty Media tente de modifier le statu quo en instaurant une limitation des coûts, avec un budget maximum de 150 millions d’euros par an par écurie.

Dans un contexte où l’industrie automobile voit son paysage bouleversé par les voitures autonomes et la propulsion électrique, débourser un demi milliard d’euros par saison devient moins justifiable pour Mercedes et Ferrari.

Mais ils ont certainement déjà trouvé une astuce : dépenser la même somme sur trois équipes qui se partageront les coûts de développement.

- Fils de milliardaires -

D’un côté, Ferrari s’appuierait encore plus sur Haas et Sauber, de l’autre Mercedes renforcerait sa collaboration avec Force India et Williams, alors que Red Bull dispose depuis 2006 de son écurie soeur, Toro Rosso.

La monoplace Haas de cette saison est déjà qualifiée de « clone » de la Ferrari 2018.

Des écuries aux noms prestigieux comme McLaren et Williams sont elles moribondes et leur décadence les rend vulnérables.

La pratique commune d’intégrer des pilotes payants se transforme petit à petit en placement de fils à papa milliardaires.

Pourtant soutenu par Mercedes, le Français Esteban Ocon (Force India) risque de perdre sa place car le Canadien Lawrence Stroll, père de Lance, pilote Williams, vient de racheter l’écurie avec d’autres partenaires.

« On ne voit pas l’intérêt de dépenser des dizaines de millions d’euros pour nos filières si on ne peut pas proposer des opportunités en F1 », prévient Gwen Lagrue, responsable du programme jeunes pilotes de Mercedes.

Force India était aussi convoité par le Russe Dmitry Mazepin, père de Nikita, pilote de réserve de l’écurie.

Autre grande fortune canadienne, Michael Latifi, dont le fils Nicholas est également pilote de réserve de Force India, a investi en mai 230 millions d’euros dans McLaren.

À moyen terme, le duel entre Mercedes et Ferrari paraît amené à se renforcer.

Renault ne lésine pas sur la dépense mais a déjà repoussé d’un an son objectif initial de titre en 2020.

Et Red Bull, de plus en plus distancé, le sera peut-être encore davantage l’an prochain, en adoptant le moteur Honda, bien moins puissant.

Derniers articles sur: FIA

8 novembre 2018 – F1 - Chase Carey veut plus de diversité

20 septembre 2018 – F1 - Quelle F1 pour 2021 ?

2 mai 2018 – F1 - Changement de règlementation technique pour 2019

30 avril 2018 – F1 - Plus de dépassements en 2019 ?

18 avril 2018 – F1 - Des nouveautés prévues pour 2019

Dernières brèves sur: FIA

1er décembre 2016 – F1 - Calendrier du Championnat du monde 2017

2 octobre 2015 – F1 - Première ébauche de grille de départ 2016

10 mars 2015 – F1 - Calendrier du championnat du monde 2015

9 mars 2014 – F1 - Calendrier de la saison 2014

22 janvier 2014 – F1 - La grille de départ 2014

Un message, un commentaire ?
Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Connexions’inscriremot de passe oublié ?



Derniers articles

16 janvier 2019
F1 - Verstappen commence les travaux d’intérêt généraux...

12 janvier 2019
F1 - McLaren poursuit sa refonte

9 janvier 2019
F1 - Stroll espère Force India parmis l’élite

8 janvier 2019
F1 - Ferrari : Arrivabene remercié et remplacé par Binotto

4 janvier 2019
F1 - La F1 et Ferrari saluent Michael Schumacher

3 janvier 2019
F1 - La famille de Schumacher reste discrète

2 janvier 2019
F1 - Une exposition pour les 50 ans de Michael Schumacher

29 décembre 2018
F1 - Saison 2018 : Un pétard mouillé ?


Dernières brèves

10 mars 2018
F1 - Essais Barcelone : Classement jour 4

9 mars 2018
F1 - Essais Barcelone : Classement jour 3

7 mars 2018
F1 - Essais Barcelone : Classement jour 1

2 mars 2018
F1 - Barcelone : Classement des essais, jour 4

27 février 2018
F1 - Barcelone : Classement des essais, jour 1

2 octobre 2017
F1 - Classement du Grand Prix de Malaisie

26 mai 2017
F1 - Monaco : Classement des essais libres du jeudi

8 avril 2017
F1 - Chine : Classement des essais libres 3


Mots clés

Arrows,

Stefan GP,

Grand Prix de Thaïlande,

Williams,

Giancarlo Fisichella,

Grand Prix des Etats-Unis,

Tunisie,

Grand Prix de Grande-Bretagne,

Sébastien Bourdais,

Jerome d’Ambrosio,

Takuma Sato,

Endurance,

Daniel Ricciardo,

Circuit du Mans,

Karting,

TT Ile de Man,

Circuit de Suzuka,

Grand Prix d’Australie,

Jaguar,

Erv Kanemoto,

F3000,

Robert Kubica,

Loris Capirossi,

Rallye de San Remo,

Enduro,

Superstock,

Formule Atlantic,

Heinz Harald Frentzen,

Kenny Roberts,

Formul’Academy,

Trophée Andros,

Rallye de Catalogne,

Hispania Racing F1,

McLaren,

Rallye du Mexique,

F3,

Grand Prix d’Argentine,

Grand Prix de Chine,

Tour de Corse,

Jos Verstappen,


Newsletter

Votre email :
S'abonner
Se désabonner